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Eric AXEL - KARNAG PUCES

Eric AXEL - KARNAG PUCES

La vie à Carnac, mais aussi le Cinéma, l'humour, la cuisine et plein d'autres choses - Pour nous joindre : ericaxel@jslm.net

Publié le par ericaxel
Publié dans : #RENCONTRES LOCALES

 

Avec un peu de retard sur nos prévisions, voici notre nouvelle rubrique dont le but est de présenter à nos sympathisants et adhérents des personnes de Carnac et de ses environs exerçant une activité artistique (musique, écriture, spectacle…).

Notre première invitée Marie Devois est une auteure de " polars ".

Logo de cette rubrique la sculpture " la Cathédrale " ?
Cette année est célébré le centenaire de la mort (à Meudon le 17 novembre 1917) de son auteur Auguste RODIN dont l'œuvre probablement la plus connue est " le penseur "
Les mains ne sont-elles pas indispensables ou presque pour l'exercice des activités de nos invités ?

COMME BEAUCOUP, CETTE HISTOIRE COMMENCE PAR

" IL ÉTAIT UNE FOIS "

 

Fin 2005 passant à la Maison de la Presse de Carnac… mon attention fut attirée par le titre d'un polar écrit par Marie-Claude Devois: " Trois cercueils pour Pontoise ". Ne connaissant pas l'auteur j'achetais néanmoins l'ouvrage dont l'action de passait dans la jolie ville où notre famille avait habité pendant 17 ans. Je dois reconnaitre aimer retrouver des lieux connus dans la fiction d'un livre, d'un film...

 

Dès le lendemain matin après une partie de la nuit à errer dans le vieux Pontoise en compagnie du juge Britten… et ayant appris que je venais de partager sa seconde enquête je commandais " Bon anniversaire Monsieur Le Guillou ".

 

Ce fut ma première rencontre ((virtuelle) avec l'auteur.

 

Quelques mois plus tard Ouest- France annonçait que Marie Claude Devois dédicacerait son troisième roman " Allées sans retour " à la Maison de la presse le 9 août. Le contact fut très sympathique…

 

 

 

 

 

 

Notre famille avait quitté Pontoise pour le Morbihan (Carnac) y précédant celle de Marie Devois (Saint Philibert) de quelques années… Chaque nouvel ouvrage était l'occasion de nous retrouver, d'échanger quelques mots et d'être promus " Sérial " lecteurs de Carnac...

 

 

 

 

 

 

Lorsque l'idée de cette nouvelle rubrique "Rencontres locale" nous est venue il était évident pour nous de l'inaugurer en la consacrant à Marie.

 

UNE PETITE VIDEO SYMPA POUR COMMENCER ...

 

La documentation concernant Marie Devois sur Internet est abondante. Il ne nous a pas semblé judicieux de "rewriter" ce qui existe déjà, préférant nous intéresser ou développer des aspects plus personnels.

 

Nous avons retenu deux sites permettant une approche intéressante de notre auteur.

 

1 – Biographie de Marie Devois

http://ecrivainsdumorbihan.pagesperso-orange.fr/D3-Devois%20Marie%20-Claude.htm

 

2 – Article sur Ouest France publié le 11 mars 2015

http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-philibert-56470/marie-claude-devois-un-parcours-professionnel-hors-du-commun-3250379

 

 

BIOGRAPHIE DE MARIE DEVOIS

 

Marie-Claude Devois est née à Paris en plein 14 ème arrondissement, où elle passe les sept premières années de sa vie dans un immeuble dont les locataires sont, sauf rares exceptions (un jeune médecin et un vieux philosophe), des artistes : peintres, sculpteurs ... C'est dans ce quartier qu'elle fréquente une école expérimentale, et "écrit" (dicte) ses premiers textes.

 

Faculté de lettres et faculté de droit lui autorisent un parcours professionnel de "caméléon". Elle a, en effet, la chance de pouvoir s'essayer à de nombreuses fonctions: enseignante, chargée d'étude pour la création d'un parc naturel régional, avocate, déléguée du Procureur de la République, assistante parlementaire au Sénat, magistrate, enseignante en droit pénal...

 

En matière de littérature, ses goûts sont très éclectiques car ils vont du roman à la poésie, en passant par le théâtre. Bien sûr, certains écrivains l'ont plus marquée que d'autres. Albert Camus, par exemple, mais aussi Georges Bernanos, Raymond Radiguet, Émile Zola ...

 

Marie-Claude Devois écrit des romans policiers depuis 2003 mais elle s'est également essayée à d'autres formes d'écriture : elle aime le style concis et la musique de la nouvelle. Elle a également publié une biographie.

 

Marie-Claude Devois aime aussi l'effort physique. Elle joue au tennis et au golf, pratique le ski et apprécie la marche ... qui lui permet de réfléchir aux intrigues qu'elle est en train de tricoter.

 

Elle vit depuis 2014 dans le Morbihan à Saint Philibert

 

MARIE - CLAUDE DEVOIS
UN PARCOURS PROFESSIONNEL
HORS DU COMMUNS

 

 

 

 

Marie-Claude Devois, adjointe au maire, conseillère communautaire et auteur des romans policiers.

 

Petite, que vouliez vous faire ?

 

J'ai eu la chance de suivre une scolarité dans une école expérimentale à Paris où la consigne était de ne jamais rester inoccupé. Chaque enfant était acteur de sa scolarité, l'objectif recherché étant que les élèves décident de ce que serait leur vie. Je pense que cela m'a structurée. Quand on me demandait ce que je voulais faire comme métier, il paraît que je disais écrivain.

 

Quel est votre parcours professionnel ?

 

J'ai suivi parallèlement deux cursus universitaires : des études de lettres et des études de droit conclues par un doctorat : mon sujet de thèse portant sur le droit et la bioéthique a été une expérience passionnante. Il m'a donné l'occasion de travailler avec des scientifiques pour réfléchir notamment à l'encadrement des nouvelles méthodes de procréation assistée. Pendant mes études, j'ai été prof de lettres dans un collège en banlieue parisienne, puis j'ai enseigné le droit à la fac. J'ai été chargée d'étude pour rédiger la Charte constitutive du parc naturel régional du Vexin français né en 1995. Cela m'a ouvert la porte de mon premier mandat de conseillère municipale, j'y ai découvert le monde de la politique.

 

Vous n'avez pourtant pas suivi une carrière politique ...

 

Non, de 1995 à 2005, j'ai été déléguée du procureur puis magistrate au pénal. Depuis 2005, j'enseigne le droit pénal et la procédure pénale à différents publics. J'ai notamment donné des cours aux policiers municipaux et à des éducateurs. Depuis un an, je vis à Saint-Philibert pour me consacrer à mon mandat d'adjointe et à l'écriture. Je continue à enseigner le droit pénal dans le cadre de formations continues ou de conférences sur le territoire national.

 

Quand avez-vous commencé à écrire ?

 

J'ai toujours écrit mais sans intention de publier. D'abord des nouvelles. Certaines ont remporté des prix et ont été éditées sous forme de recueils collectifs ; j'ai rédigé la biographie d'un prêtre qui avait consacré sa vie aux jeunes. Le roman policier est arrivé ensuite. Une « commande » de trois amies de mon club de tennis qui relisaient les articles juridiques que j'écrivais pour des revues. Elles m'ont demandé de leur écrire un roman policier. J'ai écrit Bon anniversaire Monsieur Guil/ou, en 2003. Une histoire qui commence par la découverte d'un cadavre près d'une école de voile. Un éditeur a été intéressé et a édité les trois suivants : Trois cercueils pour Pontoise, Allées sans retour puis Faits d'hiver à Montigny.

 

Plus tard une maison d'édition parisienne m'a proposé d'intégrer une collection dédiée à l'art « ArtNoir » et c'est ainsi qu'ont été publiés mes deux derniers titres : Van Gogh et ses juges, en 2013 et La jeune fille au marteau qui vient de paraître.

 

 

ENTRETIEN AVEC MARIE DEVOIS

Dans " Mauvais Grip " roman qui se passe dans la monde du Golf nous assistons en quasi direct au travail de Mike romancier en devenir…

 

Entre autres détails savoureux Mike est inséparable de son petit carnet de notes…

 

" Il attrapa son carnet de notes - un auteur possède toujours une multitudes de carnets de notes auxquels il fait référence à chaque fois qu'on l'interroge à sa méthode de travail - enfila un pull, se dirigea vers le placard dans lequel il rangeait le duffle-coat et le chapeau qu'il portait pour aller enquêter car il était très important aussi pour un auteur de se construire un look qui appellerait invariablement son nom d'ici quelque temps ".

 

Marie de son côté note aussi beaucoup de choses qui vont enrichir ses récits…

 

Plutôt conversation à bâtons rompus qu'entretien nous avons échangé sur la façon de travailler de Marie.

 

Nous avons bien entendu abordé les premiers écrits de Marie… qui préfère le terme très évocateur " d'écrit – oral " expliquant, qu'en fait enfant, elle disait à l'enseignant qui écrivait… Elle dictait en quelque sorte ce qu'elle ne pouvait encore écrire. Déjà à cette époque aux dires de ses parents elle disait que plus tard elle serait écrivain.

 

Marie était alors scolarisée à Paris dans une école expérimentale Steiner-Waldorf.

 

Avant l'entrée dans le cycle primaire, on offre à l'enfant la possibilité de vivre des expériences multiples et riches à travers le jeu, les contes, les rondes, les mouvements, les rythmes, les couleurs, les sons, le chant auxquels il se lie par sa faculté d'imiter l'adulte. Cela favorise un développement harmonieux des facultés préliminaires (spatialisation, etc.) qui vont permettre d'installer celles-ci avec plus de sécurité et de profondeur.

 

Pour en savoir plus sur la pédagogie Steiner :

ttp://steiner-waldorf.org/pedagogie

 

 

Chaque personnage de ses romans est fiché, répertorié. Marie dit " vivre avec ses personnages". Son catalogue est abondant et varié… en permanence elle observe, note… Dans les premières pages de Trois cercueils pour Pontoise elle écrit :

" C'est ainsi que tous mes personnages, du moins nés à partir du siècle dernier, ont été très fidèlement créés à l'image de personnes qui n'ont jamais existé ".

 

 

Les lieux où se déroule l'action sont aussi très importants. Pays, villes, monuments… provoquent des enquêtes relativement simples, parfois très complexes.

 

Marie est une habituée du Golf de Saint Laurent, elle en connait tous les recoins… Par contre pour "Gauguin mort ou vif " Marie a dû travailler non seulement sur la personne de cet immense peintre, grand voyageur et sale bonhomme… tournée bretonne Pont-Aven, Le Pouldu. Hélas Marie n'a pu se rendre en Polynésie, mais deux de ses amies ont pu l'aider pour les détails de la vie aux Marquises.

 

Ses ouvrages étant un mélange de fiction et de réalité ses recherches l'ont conduite à rencontrer les conservateurs de grands musés le Louvre ou le Prado. Des spécialistes de l'art… ce qui est bien entendu passionnant. Elle mesure sa chance d'avoir ainsi pu faire des rencontres improbables venues enrichir ses propos de façon inattendue. 

 

Il y aurait encore mille et une autres choses à raconter… Espérons que peut être un jour Marie Devois après avoir réalisé son projet d'écrire sur l'impasse du Rouet où elle est née à Paris nous fera partager ses souvenirs…

 

En attendant merci Marie de nous avoir si généreusement consacré une partie de votre temps déjà bien occupé par vos multiples activités.

 

 

Marie Devois a publié

sous différents pseudonymes

9 romans policiers

chez 3 éditeurs

 

 

MARIE CLAUDE DEVOIS

Éditions du Valhermeil

 

 

Bon anniversaire Monsieur Le Guillou

2004

 

Trois cercueils pour Pontoise

2005

 

Allées sans retour

2006

 

 

 

    Faits d'hiver à Montigny

2007

 

 

MARIE DEVOIS

(Cohen & Cohen collection " ArtNoir "

 

 

Van Gogh et ses juges

2014

 

La Jeune fille au marteau

2015

 

Gauguin mort ou vif

2016

 

Turner et ses ombres

2017

 

 

MARIE BOGEY

Éditions Mané Huily – Rennes

 

 

Mauvais grip

2017

 

 

 

 

 

17.7.2017